SOCIÉTÉ VAUDOISE DES PÊCHEURS EN RIVIÈRES

Plan de repeuplement – Mises à l'eau

  Missions de la SVPR



Parmi les 35 sections qui participent au rempoissonnement des cours d'eau, certaines ont pour mission d'immerger des alevins âgés de quelques semaines seulement dans le haut des cours d'eau où ils auront moins de risque d'être dévorés par des poissons plus gros. Pour leur garantir un bon départ, ces alevins sont nourris en pisciculture durant 2 à 3 semaines et ils ont ainsi assez de forces pour nager dans le courant et capturer de petits organismes. Ces mises à l'eau qui ont lieu assez tôt dans la saison et parfois en montagne, demandent aussi une bonne condition physique des bénévoles qui vont devoir transporter des bidons dans des pentes escarpées et glissantes et répartir les minuscules alevins tout au long des tronçons désignés. Une répartition la plus clairsemée possible est nécessaire pour éviter les conflits de territoire et la concurrence pour la nourrriture.

Un peu plus tard dans la saison, entre mai et juillet, ce seront les pré-estivaux qui goûteront à la liberté. Ils seront suivis entre juillet et septembre par des estivaux. Pour le transport des truitelles sur les lieux de mise à l'eau, les bénévoles sont équipés de cuveaux alimentés en oxygène car la température de l'eau monte rapidement et les poissons qui sont en surnombre s'asphyxient au bout de peu de temps. La durée des déplacements doit être limitée le plus possible, de même que la manipulation des poissons. Pour cela, il est important de disposer du plus grand nombre de bénévoles et de véhicules possible et cela devient un véritable défi auquel les sections sont confrontées. En effet, les effectifs vieillissent et le recrutement connaît une baisse inquiétante.

Le choix et l'exploitation d'un ruisseau pépinière se font en accord avec les services de l'Etat. Avant d'y introduire des alevins, il faut procéder à une pêche électrique et déplacer vers l'aval les poissons qui s'y trouvent. Des grilles sont installées pour éviter qu'ils puissent remonter et dévorer les alevins. Le nombre d'alevins immergés dans un ruisseau pépinière doit être compatible avac la capacité du ruisseau de les nourrir. En principe, il n'y a pas d'apport de nourriture supplémentaire mais un contrôle régulier que tout se passe bien. Après une année environ les truitelles qui ont survécu sont prélevées par pêche électrique et immergées à l'aval ou dans les cours d'eau les plus proches.